jeudi 28 août 2008

Un peu de bleu sur mes plaies pour cacher mes bleus à l'âme...

« Oups, un petit oubli à réparer… »

Le « Lâcher prise », principe pseudo-intello très prisé par les psychologues, qui consiste en un fait assez basique, celui d’accepter la défaite, les soucis, les problèmes, les rejets, les pertes, les blessures avec humour (si, si , on se sent beaucoup mieux après avoir accepté qu’on est un nul, incapable de résoudre ses problèmes la tête haute) mais qui pour moi représente davantage selon ma perception (pas une vérité en soi mais la mienne, et j’y tiens), un synonyme ou symbole de « Laisser tomber ».

Bien sûr cette conception n’est que mienne et n’a absolument pas valeur d’école, loin de là mais elle répond parfaitement à mon moi intérieur et à tous mes besoins.

Dans lâcher, il y a lâche… c’est tout dire et cela sans chercher « racine » de midi à quatorze heure.

Dans laisser, il y a une notion d’abandon, une marque d’oubli mais si pour guérir, il faut oublier les laissés pour compte alors, je crains que le confort ne soit un prix trop élevé pour moi, de fait je tiens beaucoup à tous mes souvenirs, bon ou mauvais, ils font de moi, ce que je suis aujourd’hui et je n’y renoncerais pour rien au monde. A quoi bon vivre, si l’on cesse d’être soi-même, juste parce que cela serait confortable pour les autres, argument peu porteur, peu fédérateur au premier abord pour moi. Vivre pour plaire en permanence aux autres est là aussi un sujet qui m’interpelle ce dans la mesure où je pense que pour réellement plaire aux autres, il suffit d’être soi-même. Afin de donner le meilleur aux autres, je dois d’abord être en accord avec moi-même, c’est un minimum.

« Lâcher prise » un sage conseil mais si tout conseil est bon à entendre, tout conseil n’est pas bon à prendre ou à appliquer, il faut se bien connaître pour jauger du conseil et ici, je dis stop, assez de conseil, assez de manipulation, je suis une grande fille et je ferai ce que je dois et s’il y a un prix à payer pour être démesurément restée fidèle à mes préceptes, alors, je le payerai et j’assumerai pleinement, et là enfin sans regret aucun !.

« Lâcher prise », principe de confort pour qui ne souhaite plus qu’on aborde un sujet, qu’on cesse de lui rappeler que ses simples mots ont fait bien des dégâts et pas qu’un peu, alors « écrase » ne reflèterait-il pas mieux l’intention de base, le style en moins ?

« Lâcher prise », drôle d’idée en soi pour qui me connaît bien…

« Lâcher prise », très pratique le conseil habillement jeté au milieu d’une conversation, anobli par une petite explication littéraire mais qui ne change pas le but poursuivi, celui de « ficher la paix » avec de vieux évènements que l’on préférerait oublier, en tout cas, l’une des deux parties, oublier que l’on a à son corps défendant, fait bien du mal, volontaire ou non, la blessure est là. Et je la refermerai quand il me plaira, à mon rythme et suivant mes valeurs.

« Lâcher prise », fidèle ami du temps qui passe et arrange tout, mais quand les objets ou les relations sont cassées, toutes les « colles » du monde, les baumes, les onctions miracles n’y changeront plus rien, juste un conseil (un des miens pour varier les plaisirs), il est parfois heureux d’éviter de faire du mal parce que l’on ne sais jamais ce qui en résultera et à qui on l’a fait et si cette personne a l’éponge facile sur l’ardoise de la vie…

« Lâcher prise », une sacrée idée, une grande idée mais si mal adaptée en regard de moi, de moi si petite, si médiocre et si perdue dans ma douleur… une victime, je me comporte comme une victime, ouh, ça ce n’est pas bien ! Viens-là, pose tes doigts, un petit coup de règle va tout te remettre en place, vilaine « Illuna » qui ne veut pas oublier, pardonner, refermer le tiroir des mauvais souvenirs…

« Illuna », vilaine petite fille qui, depuis qu’on lui a tiré un procédé peu élégant dans le dos, recherche encore et encore les impacts de la balle…

Caliente
Illuna


mercredi 27 août 2008

Réponse du berger à la bergère...

Ce tableau s'appelle "Réflexions" - on ne peut mieux trouver pour illustrer ce qui suit...
« Lâcher prise », laissez-moi rire ! »

Et non, je ne cultive pas ce jardin-là

Moi, je suis de tous les combats
Jamais, je ne me dérobe,
Je finis toujours par faire face

Moi, je tire ma force de tous les tracas
Des ennuis, je ressors plus forte,
Je peux ainsi continuer à trouver ma place

Moi, je me trompe mais je suis toujours là
Si j’avais baissé les bras, je serais morte
Je le sais, l’étreinte de la mort est de glace

Moi, je ne suis qu’imperfection et embarras
Mais je vis intensément l’opprobre
Je lui résiste, je la suis résolue jusqu’à la trace

Moi, j’existe au-delà des murs, par delà
Le voile de mes illusions est une porte
Que je recule sans cesse afin d’embellir ma trace

Moi, j’avoue que renoncer, cesser sont là
Des mots peu usités dans mes veines, mon aorte
Ils salissent ma gourmandise de la vie, de l’espace

Et, celle que je suis, ce « Moi », si vilain à l’épistolaire
Cette Sylvie un peu trop fière, cette « Illuna » incendiaire
Je ne le dois qu’à l’amour des miens dont je suis tributaire

Et je n’octroie à personne le droit de m’en déposséder, par un choix arbitraire…

Quand j’ai failli perdre la vie, à plusieurs reprises, je n’ai pas renoncé malgré les vents contraires
Quand on ne me donnait pas plus de chance qu’à une petite misère, je ne me suis pas laissé faire
Quand j’ai perdu l’être aimé et mon enfant, je suis restée plus que jamais forte, à la fois sereine, révoltée et volontaire
Quand j’ai perdu mon travail adoré, je me suis découverte plus que jamais passionaria et révolutionnaire
Quand j’ai perdu mes chers ancêtres, j’ai marché dans la nuit et leur amour m’a servi de repaire
Quand j’ai perdu un ami, je l’ai beaucoup pleuré, puis j’ai souri à la vie, fière, par delà les larmes dans ma chair

Quand je perdrai mon teckel bien aimé, ma petite Virgule… non, je ne lâcherai pas prise !
Quand je perdrai mon amie, ma fidèle, maman… pour elle, plus que jamais je serai en devoir d’écrire la plus belle de toutes mes bêtises !


Et quant à me taire face aux injustices, toutes, des plus grandes au plus inutiles, à celle qui sait que je lui parle, je lui réponds…dans tes rêves…

Le seul endroit où je lâche prise, c’est au lit, lorsque les effluves de l’amour m’emmènent vers Cythère, je m’abandonne quelques heures durant à la fièvre d’amours charnelles, défendues, de celles qui vous lavent de toutes les blessures et qui vous font croire pendant d’infimes secondes que vous êtes éternelle, une nouvelle Eve…

Mais je comprends que certains puissent trouver confortable et bienvenu de « Lâcher prise » sauf que si je lâchais prise, je ne serais plus moi, petite louve indomptée, infernale gamine, « Illuna » de tous les combats. Si je lâchais prise, ce serait bien plus confortable pour moi parfois en si mauvaise santé, de ne pas aider les plus faibles, les plus démunis, ceux qui ont si peu que l’état de leur santé est la dernière leur préoccupation. Il est donc bien vrai que « Lâcher prise » doit être un choix bien agréable et si rassurant mais il n’est pas de mes choix, ni de mes combats !

« Lâcher prise », non merci, pas pour moi, pas dans cette vie !

Et donc, si « Lâcher prise » est une option plus sereine, plus zen alors, j’en connaîtrai les bienfaits dans l’au-delà, sur mon petite nuage, la tête dans les étoiles, j’aurai enfin lâché du lest…quoi que…il me plairait assez de tenter le diable…

Caliente
Illuna


mardi 26 août 2008

Bleu intense ou bleu romance...

« Plein la vue sur ses lagons bleus »

A l’ombre d’un regard de braise,

Se brûler à la chaleur de sa vision
Se fondre dans l’immensité de sa passion
Se perdre au firmament de ses bleus néons
Se dorer à ses nuances de frisson en pâmoison
S’y lover, s’y abandonner pleine de contradictions
S’y nicher, s’y cacher pleine de confusion, admiration
S’y rêver, s’y octroyer une part intense d’addiction
S’y échouer, petite larme insolente, à l’orée de ses îlots, bleu à l’horizon…

Caliente
Illuna



Mauvaise foi diurne...

« Le Ventre vide est là, punition violente et intolérable »

Voilà, ce qu’il pourrait nous dire par l’entremise de sa présence…

Vivre intensément ma musique, distiller le fond de mon ressenti
Vibrer de mes mots, de mes sons, les partager avec un public conquis
Violenter bien des univers, les digérer, les proposer avec mon sens des interdits

Vivre mes émotions avec générosité, oser, tenter, risquer, rien n’est acquis
Vibrer de ma présence dans le noir qui bientôt rythmera leur pulsion, du pain bénit
Violenter mes ouailles, déclamer ma grand-messe à fleur de peau, et pour que tout soit dit

Vivre selon les pulsions de mon cœur, les envies de mes délires d’artiste,
Vibrer à la rencontre de multiples ressentis, les confondre et m’y perdre, un vrai délit
Violenter les femmes, faire l’amour à leurs oreilles et leurs corps défendant, mordre dans le fruit

Vivre, vibrer, est-ce de mes péchés ou des leurs que j’ai le plus à craindre, tout cela m’éreinte ?
Vibrer, violenter, est-ce de mes regrets ou des leurs que naîtrons les plus folles étreintes ?
Violenter le ventre des femmes, faire naître de leurs entrailles le fruit charnu de mes folies, les abandonner alanguies, perdues, et à tout jamais les foudroyer de ma charnelle empreinte.

Et toutes ses victimes consentantes, d’ainsi comprendre que,

Vivre, bien ou « mâle », mais vivre intensément, ressentir passionnément n’est pas chose divine octroyée à toutes… que vivre irrésistiblement d’une douce folie sur le fil ardent et brûlant des jours heureux et fous n’est pas chose due par le destin… que vivre des jours dont l’intense sillon vibre encore dans nos substances soumises à ses ensorcellements dorés n’est pas la destinée que bien des femmes ont pour elles rêver mais de lui, parfois adorées, elles sauront se contenter…

Moralité, d’être parfois trop bien choyée et adorée, rend les femmes très exigeantes, voir insolentes et d’être parfois un artiste bien trop adulé, rend l’homme émouvant par trop énervant !

Voici, ce que je nommerais un acte flagrant de mauvaise foi épistolaire.

Caliente
Illuna




Le doux son de la renommée...

« Guitare, ma douce… »

Laisse-moi te caresser de mes mains enfiévrées
Laisse-moi dériver le long de tes hanches enrobées
Laisse-moi rêver de tes courbes angéliques, mes préférées
Laisse-moi aller au bout de mes fantasmes, ma belle adorée
Laisse-moi faire jaillir de toi, l’extase de notes bien aimées
Laisse-moi cajoler celle que j’aime, par tes mélodies sublimées
Laisse-moi délirer sur tes cordes des nuits entières, belle adulée
Laisse-moi espérer à tout jamais que nous ne ferons qu’un, ma félicitée
Laisse-moi découvrir par tes accords, les délices de bien des mélopées
Laisse-moi me consumer à tes côtés, m’abandonner à tes sonorités dépouillées
Laisse-moi étancher ma soif de création en t’enlaçant, belle princesse ensorcelée

Laisse-moi être moi, plus que jamais avec toi, par toi, grâce à toi, chaque jour, je m’épanouis et parfois si l’homme s’enfuit, jamais ne le fera, l’artiste qui jour après jour, grandit.

Caliente
Illuna


lundi 25 août 2008

Un certain langage qui vaut bien la danse du ventre..

« Que de mots mais pas un de trop ! »

Faire jouir le ventre des femmes…
Chanter est un acte sexuel…

Des mots qui perturbent, qui interpellent, qui charment, qui obsèdent…

Obsédé, le mot est lâché, l’est-il, joue-t’il ou tente-t’il de nous mystifier pour mieux nous perdre ?

Ainsi je suis,

Par son art, déroutée, enchantée et par son chant, envoûtée, caressée
Par ses mains, obsédée, touchée et par sa substance, comblée, adorée
Par sa prestance, bouleversée, sublimée et par ses yeux, bercée, troublée
Par sa fièvre, arrimée, passionnée et par sa bouche, captivée, embrassée
Par sa bestialité, domptée, émerveillée et par sa douceur, ensorcelée, enivrée

Mais au demeurant,

Qu’il est doux d’être femme à ses côtés, d’être forte et faible, de lutter
Qu’il est doux d’être louve à ses flans, d’être fatale et fragile, de succomber
Qu’il est doux d’être chienne, d’être sienne, de résister et puis enfin de sombrer…

Caliente
Illuna



Homme impossible, homme imprévisible...ma délicieuse cible...

« Sérieux ou soucieux ? »

Sérieux dans la conception de son art, et ce jusqu’au moindre détail
Soucieux de toujours bien faire, proposer le meilleur, du beau travail

Sérieux ou soucieux ?

Sérieux jusqu’au bout des ongles qu’il a si rongé, que l’on s’inquiète
Soucieux dans le bleu de ses beaux yeux, le mors aux dents tempête

Sérieux ou soucieux ?

Sérieux avec une réelle volonté de générosité mais sans morosité ou austérité
Soucieux de plaire mais sans trop en faire, être lui en toute poignante simplicité

Sérieux ou soucieux ?

Sérieux mais aussi parfois mystérieux, poivre et sel, sucre et miel, tout et rien
Soucieux mais aussi frôlant le délictueux, agaçant, mordant juste pour notre bien

Sérieux ou soucieux ?

Sérieux avec des sensations presque frileuses, au détour soupçons de méfiance
Soucieux avec quelques rides au coin des yeux, échappatoire au monde de l’enfance

Sérieux ou soucieux ?

Sérieux parce qu’orgueilleux, parce que désireux d’offrir de lui, rien que le meilleur
Soucieux de ne jamais se trahir, de ne jamais mentir sur le fondamental, la bouche en cœur

Sérieux ou soucieux, qu’importe les signaux de détresse, si très égoïstement, il nous reste l’ivresse…

Caliente
Illuna



Enigme vivante et si troublante...

Poster issu de la revue des Inrocks
« Ecce homo »

L’homme qui plus, il se donne et plus il devient une énigme, cérébral
L’homme qui se met à nu au propre comme au figuré, univers carcéral
L’homme qui tant et si bien, se livre qu’il se délivre de l’essence du « mâle »

L’homme fantasque qui en permanence porte un masque, pas ou peu banal
L’homme fantôme dont l’intense présence envoûte nos sens, intersidéral
L’homme fidèle à ses options quoi qu’il en coûte, fier et fou de l’être, fédéral

L’homme, bête sauvage, indomptable mais qu’une caresse rend bien pâle
L’homme, icône et christique, palpable et d’une chair si tendre, mec fatal
L’homme, provocateur et perturbateur, doux mélange aux retombées infernales

Caliente
Illuna




dimanche 24 août 2008

Petit bonjour en ce dimanche...

Vous pouvez aussi retrouver mes délires épistolaires sur http://lesjardinsdilluna.blogspot.com/
Jardins ou venelles, je répands mon sang épistolaire plutôt que de, mes joies et mes peines, me taire...
N'hésitez pas à traînailler d'un côté à l'autre ce dans la mesure où j'espère faire vivre mes délires du jardin aux venelles et inversement, et ce conjointement vu que la source est loin, très loin d'être tarie.


Une phrase à méditer, l'une de mes préférées en littérature...

« Pour que nous soyons heureux jusqu’à un certain point, il faut que nous ayons souffert ensemble jusqu’au même point. »

Caliente
Illuna

vendredi 22 août 2008

Un sacré Monsieur, que le Doré...

Caps issue de l'émission Direct 8
« L’un mais pas l’autre »

Espiègle et gavroche
Mais jamais
Mièvre et fantoche

Coquin et endiablé
Mais jamais
Mesquin et démodé

Homme amant, prince dément dont la gouaille s’avère un vrai cas !
Homme diamant, beau bijou dont la taille est « jouissive » à chaque éclat

Bel arrogant, fol impudent dont « l’osé » faut bien le « démontré »
Cher émouvant, extrême et troublant dont l’intense est des plus doré

Chairs rosées, miradors azurés, joli minois pour gentes dames toutes pantoises
Chevelures pleines de dorures, les doigts pleins de morsures et nous, de plus en plus grivoises…

Caliente
Illuna


jeudi 21 août 2008

Apparition, comparution...

Photo prise lors d'un des deux concerts de début juillet 2008
« Bien, l’ennemi du mâle »

Bien heureux, celui qui nantit d’un don, communie avec sa propre religion
Bien né, celui qui communique et livre fiévreux, à son public, sa passion
Bien amoureux de son art, celui qui nous l’offre et nous conquiert, alunissons

Bien récompensé, celui qui pour son émouvant labeur, récolte la pâmoison
Bien intentionné, celui qui ayant tout donné de sa chaleur, récolte l’addiction
Bien inspiré, celui qui délivre ses rêves intimes et embellit la vie par mil frissons

Bien, l’artiste, ton bonheur resplendit sur tes ouailles, alors en totale admiration
Bien, le chanteur, toi qui de ton velours sonore, honore nos oreilles de ton onction
Bien, le doré, bel offensé, si de ton être plus que de ton art, nos délires sont l’occasion

Caliente
Illuna


Le désir en mode haute fréquence...

Photo d'un des 2 concerts de début juillet 2008
« Le réclamer, et faire ainsi acte d’impertinence »

Le silence, quand il persiste, a comme des notes d’indécence
La pénitence, quand elle insiste, a comme un goût de démence
L’absence, quand elle perdure, a comme un soupçon d’insolence
L’indolence, quand elle s’installe, a comme un zeste de confidence
La latence, quand elle se nourrit de notre ennui, ressemble à une sentence
La négligence, quand elle clame son innocence, mérite bonne et douce clémence
L’impatience, quand elle se heurte à un manque de confiance, souvent fait offense
L’indulgence de l’artiste envers l’exigence de son public, est à ce moment, un acte de reconnaissance
Toute impatience ne trouvant sa source que dans l’urgence de vivre en intense une très belle romance.
Les retrouvailles ne sont alors qu’énorme jouissance, manne céleste par corne d’abondance !

Caliente
Illuna



mardi 19 août 2008

Parfois, l'amour doit payer sa dîme...

Photo issue d'un lot de photographe professionnel

« Qu’elle est belle, ma montagne… »

Petit abîme cherche accueillante cime
Pour plus, si affinité et belle estime

Petit abîme cherche à s’élever en rime
Petite cime lui offrit l’amour en prime

Alors, nous flirtâmes, nous espérâmes
Ensuite, l’un à l’autre, nous nous donnâmes
Ainsi, ivres, l’un à l’autre, nous nous livrâmes
Plein de miel, l’un à l’autre, nous nous collâmes
Heureux, nous nous frôlâmes, nous nous désirâmes
Merveilleux, nous nous aimâmes, nous dévorâmes
Infâme, nous nous brûlâmes, nous déchirâmes
Au bord du gouffre, pire, nous nous fâchâmes
De plus en plus souvent, nous nous insultâmes
Pire comme des chiens, des loups, nous nous « mordâmes »
Tels des animaux, nous nous griffâmes, puis nous ignorâmes

Et finalement, à bout de force, à bout de nous, nous nous quittâmes

L’un et l’autre, n’ayant plus de flamme, errant sans plus d’âme


Plus que de raison, nous nous déçûmes
Avec un art consommé de nous voler dans les plumes
Et depuis, force m’est d’avouer que je me consume
Sans lui, la vie, n’est qu’obscure et inerte brume
Aveugle, je vais impuissante de rhume en rhume

Loin, l’un de l’autre, à la vérité, nous en crevâmes
Ô toi, qui me fais tant de peine, je te condamne
Ô pauvre de moi, qui t’ai tant blessé, toi, tu me damnes
Et donc bien bas, nous tombâmes…

Ainsi donc, de vue, un long bout de temps, nous nous perdîmes

Et puis un jour de fort belle escalade, nous nous revîmes
De façon impromptue, nous nous redécouvrîmes
Et d’un regard nous nous dîmes, nous nous promîmes
Que plus jamais, l’un par l’autre, nous ne souffrîmes
Enfin, nous nous comprîmes, troublants et sublimes
L’un sur l’autre, plein de tendre désir, nous nous étendîmes
Des heures durant, au jeu de la séduction, nous nous prîmes
Et lovés, comblés, aimé de l’autre, et sans peur, nous nous mordîmes

Non plus de « mort d’âme », plus de déprime, plus de mésestime
Mais de notre future vie, telle une douce ascension, un vrai millésime
Que sera donc bien verte, notre vallée, nid de notre amour, bien richissime…

Caliente
Illuna


lundi 18 août 2008

Contre le temps, je ne peux rien... mais je désespère de l'éternité...

« Ô temps qui passe, Ô mauvaise galère… »


Petit est bien fatigué, s’il était un pneu tout terrain, je le regonflerais
Petit me semble bien usé, s’il était une grande voile, dedans je soufflerais

Petit n’est plus du tout fruité, s’il était un bonbon, du peps, je lui donnerais
Petit n’est plus habité, s’il était la vie, d’un feu de joie intense, je l’allumerais

Petit n’est plus aussi allumé, s’il était la folie, de mil flammes, je le façonnerais
Petit est de plus en plus aimé, adoré, choyé, s’il devait partir, le meilleur de moi, partirait…


Maman, à son petit Bébé…

Caliente
Illuna


samedi 16 août 2008

Qu'il le faille ou non, l'écho de lui, en moi, braille...

« Ma complainte par le menu détail »

C’est ma faille, ma bataille
Qu’importe que l’un de nous deux s’en aille

C’est ma faille, ma fleur de rocaille
Qu’importe si loin de moi, un jour, il se taille

C’est ma faille, ma lutte du rail
Qu’importe, au final, si tout déraille

C’est ma faille, ma jolie médaille
Qu’importe, si à son approche, je défaille

C’est ma faille, ma violente entaille
Qu’importe, si de temps en temps, cela ferraille

C’est ma faille, l’essence de mes entrailles
Qu’importe, si je me sens en éternelle guindaille

C’est ma faille, mon brin de paille
Qu’importe, s’il va de gauche, de droite, gouaille

C’est ma faille, ma merveille, ma trouvaille
Qu’importe, si tout, de toi à moi, trésaille…

C’est ma faille, ma belle et inassouvie canaille
Qu’importe, le bien, le mal, faisons-là charmante ripaille

C’est ma faille, ma charmante bleusaille
Qu’importe, si autour de nous, cela discutaille

C’est ma faille, la plus originale des ouailles
Qu’importe, la distance, l’amour inonde vaille, que vaille

C’est ma faille, celui qui toujours m’assaille
Qu’importe les heures, les jours, les années, la folle pagaille

C’est ma faille, ma plus émouvante anti-grisaille
Qu’importe, les colères et les galères, pourvu que l’on « s’émaille »…

C’est ma faille, l’envie de lui, qui si souvent, m'assaille et des heures durant, me tenaille…

Caliente
Illuna



vendredi 15 août 2008

Le temps des souvenirs, celui d'un doux sourire...

« A l’avenir, que de souvenirs… »

Rides exquises, marques suprêmes du temps
Livides et pâles chairs, cristaux nonchalants

Regard ensablé dans le bel azur de son futur
Ridules presque féminines, atours bruts et purs

Chairs rosées de l’enfant comme un doux calice
Bouche ourlée de l’homme comme un supplice

Le temps ravine et affine sa substance, offrande
La vie saura être douce à cet ébauche affriande

Une pilosité vagabonde autour de ses charmes
Une ingéniosité de l’être fera magnifique arme

Un partage comme un doux mirage à ensevelir
Un beau visage comme un paysage sur l’avenir

Caliente
Illuna


jeudi 14 août 2008

L'amour, comme un grand cri, libère de toute contrainte...

Photo d'un des deux concerts de début juillet 2008
« Un grand cri d’amour »

Avec sa petite gueule de velours
Avec sa dégaine de crève l’amour
Avec sa gouaille et ses calembours
Avec sa verve d’indécent troubadour
Avec sa beauté insolence, sertie d’humour
Avec son air de ne pas y toucher, hors-concours
Avec sa tignasse hirsute, le bonheur à la pointe du jour
Avec son style et sa hardiesse, il nous promet des toujours
Avec sa chair tendre et légèrement rose, l’orée de bien des mamours
Avec sa fièvre, ses troublants contours, ses tatouages, de l’amour, bien des détours…

Pour finalement s’avouer vaincue, se retrouver au pied de cet homme, comme une belle-de-jour…

Amour, amour, quand tu nous tiens…

Caliente
Illuna

Option scénique, option supplice...

Photo du 24/11/07 à Bruxelles au Café Central
« Café des délices »

La fièvre du noir, lui sied à merveille
La fougue de l’obscur, lui concède le fiel
La foule en délire, respire à plein désir
Le public enchaîné, admire cet artiste en devenir

Sous les lumières s’entrechoquent le lunaire et le solaire
Sous les néons, l’amour en option, espère un succès planétaire
Sous les robes, battent des pulsions érotiques, légères et interstellaires
Sous les regards qui n’osent, vibrent des espérances pleines de démences

Au pied de la scène, bien des femmes espèrent une œillade de cette aphrodisiaque substance… quand transe rime avec clémence…

Caliente
Illuna



Résonances charnelles...

« Le temps de l’innocence »

Le temps d’une certaine effervescence
Le temps d’une certaine complaisance
Le temps d’une certaine fulgurance
Le temps d’une certaine concurrence
Le temps d’une certaine obédience
Le temps d’une certaine souffrance
Le temps d’une certaine offense
Le temps d’une certaine espérance

Le temps d’une nouvelle rencontre, d’une nouvelle approche estivale, le temps de déguster aux premiers entremets substantiels, le temps de découvrir la complexité d’un petit gars hors norme et puis le temps d’un été chaud, voir torride, celui de comprendre que l’homme abritait une fort jolie bête en son sein, fin du temps de l’innocence et début d’une ère nouvelle, celle de la sensualité, d’une délicieuse forme de conceptualité oscillant entre le fourbe et le trouble, mélange salé, sucré d’un subtile effeuillage.

Où alors qu’il dénudait ses charmes afin de mieux nous envoûter, nous commencions à pleinement douter de notre bon sens, plus le désir montait le long de nos reins et plus notre matière grise se mélangeait aux troubles de nos personnalités exacerbées, fusionnées et bouleversées par sa démarche artistique qui ne reniait pas du tout, les options évanescentes d’un plaisir intense et d’un désir immense qui comme un raz-de-marée géant, allait tout emporter sur son passage…

Et moi de finir le bel ouvrage, le corsage entrouvert, et d’enterrer à tout jamais, la petit fille sage…

Caliente
Illuna


Baba cool ou hyper cool au pays de Monsieur Doré...

« Relax »

Quand zen-attitude rime avec « branchitude »
Le voir dépouillé mais non démuni, douce habitude

Sous l’œil de l’objectif, Monsieur bonnet, le bien aimé
Hiver comme été, la nonchalance simulée, le cool affiché

A peine posé, main en poche, style gavroche
Se donner sans rien livrer, les yeux décochent

Petit bijoux sur poitrine pour singulariser, une barbiche pour cacher
Petit couvre-chef pour attirer, une position déhanchée pour chavirer

Technique parfaite de l’homme qui maîtrise ou le tente, du moins…

Caliente
Illuna


Petite fleur, promenade la bouche en coeur...



« Effeuille-moi »

Titre évocateur de ce tableau, illuminé de bleu « je veux »
Titre qui renvoie d’office à certaines chairs, un petit creux ?
Titre qui s’enfonce au plus profond de ses merveilles, oh, les yeux !
Titre qui me remue les envies, qui ranime de suite mes désirs, merveilleux
Titre qui offre des images osées, mouillées, dorées, lovées, de lui, le beau soyeux
Titre qui pénètre dans un monde décadent, offensant, bouleversant, où nous sommes deux
Titre qui réveille les instincts, qui appelle à des instants de bonheur, où brûle un grand feu…

Caliente
Illuna



Comme l'a voulu le bon Dieu...

« Nature »

Comme le bon Dieu l’a fait, cela me va très bien
Simple, à sa mode, adorable petit nez rouge, bonnet vissé
Sur cette tête dont le regard vif traduit une intelligence déroutante

Comme Dame Nature nous le livre, parfait, ne changeons rien !
Mode et rétro, décalé et ringard, toujours « ready » pour le made, l’adoré
Dont nous ne pouvons nos regards émus, détacher, vie si émouvante

Par tous les Saints du Paradis, qu’un homme peut –être divin
De sa beauté, paré, ni rajoute, ni retouche, rien que du Doré
100 % pur jus, pas de triche, pas de chichi, juste une présence magnétisante

Et, il y en aura encore pour nous dire que nous sommes tous égaux, devant Dieu…
A le voir si simplement beau, beau à tomber par terre, beau à en mourir, j’ai soudain un énorme doute…

Caliente
Illuna


Perdre ceux que l'on aime, c'est perdre le meilleur de soi...

«Les laisser partir, c’est perdre un peu de notre enfance »

Le chagrin est un petit malin
Qui se faufile partout, subtile

Le chagrin est un petit vaurien
Qui jongle sans cesse sur le fil

Le chagrin ne respecte rien
Il marche sur nos chères amours

Le chagrin ne se comporte pas bien
Il piétine nos jamais et nos toujours

Le chagrin rompt tous les liens
Il brise et lamine nos beaux jours

Le chagrin emporte nos rêves enfantins
Il balaye d’un revers nos tendres velours

Le chagrin, nous aimerions l’ignorer
Le chagrin, nous voudrions l’oublier

Le chagrin est pourtant le début d’une aube nouvelle
Le chagrin est pourtant des larmes, le voile perceptible

Le chagrin, il faut aussi ne pas le laisser nous submerger
Le chagrin, il faut savoir le laisser s’en aller, la porte lui fermer…

Caliente
Illuna


De la poudre aux yeux dorée...

« L’échange avec une fée »

Dont la poudre magique est dorée…

La magie passe aussi par la simplicité
La simplicité passe aussi par la beauté
La beauté passe aussi par le bonheur qu’il vous reste

Ce qu’il reste de la magie, ce sont des bouffées de chaleur
Ce qu’il reste de la simplicité, c’est un échange chaud au cœur
Ce qu’il reste de la beauté, c’st ce que le temps ne pourra effacer

Effacer le superflu pour aller à l’essentiel, oublier le fiel, garder le miel
Miel et vanille, sucré et salé, l’extase au bord de sa substance, féerie de l’instant
Instant fugace mais non futile qui une vie entière remplira, comblera, émerveillera

Merci, ma bonne fée pour ce partage au-delà des mots, doux au cœur des absents
Merci, pour l’aveu et la douceur des pulsions qui prennent en puissance, plus le temps passe
Merci, pour la beauté humaine qui contrairement à celle de l’artiste, est et restera ce qu’elle est !

Merci, la fée pour ton joli conte…

Caliente
Illuna


Pochette surprise...

Poster issu du magazine "Gold"

« Les trois en un » ou « Artiste unique »

Homme multiple, homme triptyque, homme critique
Troublantes ablutions en constant mode confusion

Homme angélique, homme boulimique, homme cyclique
Savoureuses confessions codées, sublime livraison

Mâle odalisque, mâle diabolique, mâle caustique
Ensorcelantes positions délivrées, extase et pâmoison

Mâle pudique, mâle biblique, mâle christique
Adorables divagations, enivrantes émanations, frisson

Bête esthétique, bête antipathique, bête catégorique
Eternelles compromissions, que toujours nous fuyons

Bête exotique, bête folklorique, bête frénétique
Hurlements d’adoration, à jamais folles de lui, soyons !

Caliente
Illuna


mercredi 13 août 2008

The day after...

« Le premier jour »

Le premier jour du reste de ma vie
Le premier, celui où si j’avais pu courir, je me serais enfuie

Le premier, celui où encore innocente du désastre, l’espoir touchait encore terre
Le premier, d’une longue série et d’une lente remontée, parfois si proche de l’enfer

Le premier, que parfois l’on souhaiterait le dernier, peut-on prier pour mourir ?
Le premier, dont on ne sait pas encore quoi très bien faire, mais qu’en dire ?

Le premier, comme un choc, bien trop dur pour nos frêles épaules, qu’espérer ?
Le premier, comme un roc, auquel malgré l’on s’accroche, ne pas déjà le gâcher !

Le premier, de la seconde chance, de la seconde naissance, pareille et pourtant autre
Le premier, d’un si long chemin, que le moindre détour nous affole, soudain pauvre

Le premier, d’une toute nouvelle approche, si important et si frustrant, désarmant
Le premier, d’une longue lutte, où chaque accroche aura son importance, obsédant

Le premier, que l’on se doit de respecter et où l’on doit réapprendre à vivre
Le premier, qui fait si peur quand on y pense, on croit qu’il n’y a pas d’issue pour l’avenir !

Et puis, au travers des larmes, un sourire...
Et puis, au travers du drame, l’option « repartir »
S’enclenche, on commence à réaliser, on recommence à rêver sa vie…

Caliente
Illuna

Avec respect pour ceux qui souffrent du sida, mon problème fut autre mais non moindre, juste différent... mon seul voeux : qu'un peu de soleil éclaire chaque visage...




Se rêver, petit vin rosé, ainsi à la porté de ses lèvres, toujours si bellement rosées...

« Jamais trop de femmes pour un tel charisme »

Un homme couvert de femmes, et donc comme je le dis de coutume
Un homme couvert de problèmes, bon cœur contre mauvaise fortune

Un homme dont le mouvement des hanches a le pouvoir d’une enclume
Un homme qui m’attire en son centre comme attraction terrestre, ma lune

Un homme qui attire tous les regards, et jusqu’à de lui, l’infime
Un homme au centre de toutes les attentions de la gent féminine

Un homme hédoniste, héros jouisseur des temps modernes, divine cime
Un homme, bel éphèbe et délicieux esthète, malicieux et un peu vermine

Un homme, piège à femelles, attrape greluches, et sans son talent forcer, il décime
Un homme, si judicieusement charnu, si bellement ventru pour s’y promener divine

Un homme, par trop adoré, marbré par le soleil, paré de douces merveilles dorées
Un homme qui n’a qu’à paraître pour nous arrimer toutes, à sa suite, les unes et les autres, ainsi simplement comblées…

Ainsi, l’air de rien, sans rien trop faire, faire de nous, si facilement, ses otages...
Il fait donc bien des ravages et nous subissons là, de bien nombreux naufrages…

Caliente
Illuna


Bien des vents contraires, le long des golfes clairs...

« Les bords de mer » - ma perception comme un écho, mon charnel vécu…

Amant amer, amour à mort, mer escarpée, mère éventrée, cœur solitaire
A mort l’enfer, amer l’amphore, sel acide, pensée sylphide qui désespère

Bleus à l’âme, lames bleues de mer, va-et-vient arbitraire
Bleu de glace, mon sang se lasse, passe la vie par trop lunaire

Ô mare de tes pinces, de tes grincements, à mort l’incendiaire
Ô rage, Ô désespoir de toi, être bien trop maudit pour être solaire

Sillon, sillage, papillon, babillage, mélange de cabotinages, cruels enfers
Si l’on a l’âge de nos carnages, berçons nos naufrages sur fin fil de fer

Brisons la glace et osons parmi les embruns et les alluvions, éroder la confusion
Comme d’autres surnagent du plus profond de leur intense et démente passion

Bord amer, bout d’enfer, là déposé, lové à l’aube de ton regard révolver…

Caliente
Illuna

Zébulon, petit wagon, amour tout du long...

Photo "maison" sur la pointe des pieds...
« Petit, mon teckel, mon fils, mon ami »

Mon petit père, mon petit volontaire
Jamais épargné par les mauvais coups du sort

Mon petit père, ma toute petite misère
Jamais plus belle, tu ne seras, qu’entre mes bras

Mon petit père, bientôt quatorze hivers
A ton compteur, bien des amours et des galères

Mon petit père, mon zizi à sa mémère
Qui ne fait plus pipi le long des réverbères

Mon petit père, mon bien trop éphémère
Et moi, qui toujours en un futur sans toi, me désespère

Mon petit père, mon orgueilleux, mon fier
Qui bien souvent se ballade la queue en l’air

Mon petit père, par ton courage, tu persévères
Et livres de toi, des tonnes d’amour, sans coup pervers

Mon petit père, avec toi, toujours si solaire
Mais sans toi, mon bel amour, à jamais triste et solitaire

Mon petit père, parfois si mâle et plan d’enfer
Pour toi, qui aboie de ta voix gutturale et bien singulière

Mon petit père, en tes yeux, un si bel univers
Et des masses et des tonnes de câlins, le sucré et l’amer

Mon petit père, tout en confiante atmosphère
De toi, je suis, la complice, l’amie, l’amante, la mère

Mon petit père, ma semence grégaire
Entre nous, rien que de bien douces colères

Mon petit père, mon bel incendiaire,
Amoureuse de toi, de tes prunelles révolvers…

Caliente
Illuna


Mer du Nord, coeur plein Sud...

« Mare Nostrum »

Bord de mer aquilin, vague à l’âme à ne pas prendre à la légère
Sable très beau, très fin, parfois complice d’un destin bien amer
Air vif, air marin, ambassadeur salé et halé d’un horizon galère

Lames de fond et mouettes, de concert dans un paysage d’enfer
Peu de rochers ou de falaises où abriter du quotidien, sa misère
Pluie et soleil en sombres alternances, gorge et vallée de l’Yser

Transat au bord de l’eau, de loin petits bateaux, vue arbitraire
Dunes profondes, lunes quelconques pour âme parfois solitaire
Algues de mer, liantes et lourdes à nos pieds fatigués, mystère

Mais que cependant, nous l’aimons cette mer agitée
Qui chaque année, vient nous combler, belle endiablée…

Caliente
Illuna


mardi 12 août 2008

Petit coin de dépravation...

Caps issue des prises autour de l'album "Ersartz"

«Evasion sur fond d’éruption »

Petit frisson à l’orée d’un îlot de pâmoison
Petit fanfaron à l’aube d’une grande tentation
Petit polisson à la découverte d’une passion
Petit fripon à la chasse d’un très beau papillon

Petit glaçon à l’aventure, près de la ceinture
Petit limaçon en bordure de fort belles dorures
Petit espadon en villégiature près d’échancrures
Petit poisson en pâture face à d’adorables écritures

Petit « on » dont on dit, ne dit-on qu’il fût bon
Petit con dont on ne se fatigue pas d’un seul ton
Petit aiglon dont on caresse tous les jolis boutons
Petit baryton dont on aime qu’il joue du mirliton

Petit capon que l’on aime câliner, cajoler, butiner
Petit démon que l’on aime provoquer, dévorer
Petit dragon que l’on aime d’orgueil tout gonflé
Petit flonflon que l’on aime plus que de raison, faire valser

Petit calisson, sucré, salé, que l’on aime sucer, lécher, déguster…

Caliente
Illuna



Virgule, douce ponctuation de nos vies...

Photo "maison" de ma douce passion
« Lui, il n’est pas comme tout le monde »

Lui, c’est tout l’amour du monde…

Une perle parmi des haricots
Une goutte d’eau dans le désert
Une brise légère face au soleil étouffant

Lui, c’est un océan de tendresse
S’y noyer est d’une volupté sans nom

Lui, c’est un cap face à la détresse
S’y lover est d’un bien-être de renom

Une bulle de savon face à la crasse
Une vanille dont le goût vous prélasse
Une douceur velours qui vous enlace

Lui, c’est l’amour avec un grand A
Lui, c’est le bonheur avec un grand B
Lui, c’est la vie avec un tout grand V

V comme Virgule, mon doux Bébé Bulle

Caliente
Illuna



Un brin d'exubérance au seuil de mes songes...

Photo issue d'un concert - début juillet 2008

« Du fond de ma nonchalance »

Comme un sourire issu de l’enfance
Comme un délire survenu de l’offense
Comme un plaisir apparu de l’insouciance

Du fond de mon insolence, je t’ai rêvé d’une totale nudité
Du fond de mon impertinence, j’ai même songé à t’enlever
Du fond de mon indolence, je n’ose t’approcher, te toucher

Du fond de mon innocence, j’espère t’ensorceler, t’affoler
Du fond de mon incandescence, je t’enflamme à mon bucher
Du fond de mon insouciance, je t’ai surligné tout en beauté

Du fond de mon évanescence, j’ai papillonné, je t’ai butiné
Du fond de mon conscience, j’ai les remords intenses, balayé
Du fond de mon « adoubance », je n’ai cessé de voir tout, en doré

Caliente
Illuna


lundi 11 août 2008

L'essence mâle dans toute sa splendeur...

Photo prise lors de la première d'un film
« Artiste polygame pour courtisanes bigames »

Retourner le ventre des femmes
Bouleverser leur libido, leur flamme
Conceptualiser leurs rêves, leurs âmes

« Sensualiser » le morne, le lisse, dieu me damne
Brutaliser leur quotidien, oser et qu’on me condamne
Bestialiser leur vœux le plus cher, toucher chair et lame

Briser le monotone, le monocorde, qu’elles m’acclament
Spiritualiser l’érotisme, lui donner corps, qu’elles se pâment
Dompter leur approche du libidineux, charmer toutes ses dames

Telles doivent être, parfois, les espérances dorées…

Caliente
Illuna


dimanche 10 août 2008

Hémisphère cancer...

Caps issue de l'émission "La boite à musique" - France 2
« Ombre sur petit coin de paradis »

Une ombre sur son beau sourire
Une terrible envie de s’encourir
Un besoin soudain, de m’enfuir
Une larme, juste pour me trahir

Un mauvais geste, toujours à bannir
Un jour de pluie, l’ennui à en mourir
Un mensonge, qui me fait bien souffrir
Un regard absent, pesant, blessant, à périr

Ne plus y croire, mais n’en rien dire
Ne plus en vouloir, mais continuer, mentir

Qu’est-ce qui est pire ?
L’absence ou la présence qui songe à partir ?
L’offense ou la défense qui blesse, qui use, le maudire ?

Qu’est-ce que son rire ?
Une grimace ou un coin de paradis, bonheur à en rougir ?
Une dédicace ou un parfum subtile dont l’essence est à pâlir ?

Rivage amer et sable fin, s’y dorer
Visage mystère et chair douce, à s’y lover
Corsage d’enfer et divine échancrure, à s’y condamner
Amarrage en mer, fusion sur terre, à ne plus jamais s’y retrouver
Arrimage pour s’envoyer en l’air, succomber, oser, s’y noyer et ne plus jamais remonter…

En arriver à préférer ses tempêtes, ses galères, ses colères à tout autre hémisphère bien plus doux, prospère et solaire… amour impossible… mais amour plus crédible, plus invincible que tout ennui au bras d’un autre.

Caliente
Illuna



Il prêche un ordre nouveau, sensuel et doré...

Caps issue du magasine "Muteen" - parution de juin 2008
« Chanter est un acte sexuel »

L’écouter est un acte sensuel
Le suivre est un pacte fusionnel
Le voir s’épanouir, conceptuel
Le découvrir, un besoin culturel
Le rêver, un acte si charnel
Le déguster, un tracte passionnel
Le butiner, un arc de cercle peu conventionnel
Le rembobiner, le réécouter, un brin exceptionnel
Le charmer du bout de nos lèvres, vivre l’émotionnel
Le chanter, poser sa voix sur la sienne, osé et démentiel
Le poursuivre tout au long de la nuit, lovée, fatiguée, et lui si événementiel
L’aimer un peu plus à chaque mot, dit et redit, à chaque mélodie rejouée, quel ciel
Le désirer, un peu plus à chaque fois, n’en être rassasiée, jamais, de lui, la chair et le miel
L’inviter à nous emmener de plus en plus loin, sur les harmonies de sa folie dorée, se sentir enfin belle.

Caliente
Illuna


samedi 9 août 2008

Mais que t'aimer est source intarissable de bonheur...

Photo maison de mon doux petit garçon...
« Brise légère du petit matin sur les oreilles de mon coeur »

Douceur du petit matin,
Où j’entends l’eau vive de la fontaine dans le lointain

Fraîcheur du petit matin,
Où je savoure les odeurs naissantes, rose et métal urbain

Bonheur du petit matin,
Où je promène mon fils bien aimé, en de doux chemins

Saveurs du petit matin,
Où je déguste les frétillements de l’aube, sentiment angevin

Lueurs du petit matin,
Où je vois, au fil des saisons, bien des couleurs, du bleu au carmin

Promeneurs du petit matin,
Où mon bébé Bulle d’arbre en arbre, déambule, mon beau diablotin

Rêveurs du petit matin,
Où l’instant fragile où deux âmes n’en font qu’une, partage divin !

Caliente
Illuna

vendredi 8 août 2008

Rien que de pieuses pensées aux alentours des contrées dorées...

Photos issues de la "confection" de l'album "Ersatz"

« Un seul dieu pour tant de seins »

Cachez ce saint, que je ne saurais voir sans envie d’accomplir les affres du pécher de la chair
Cachez ce démon, dont les promesses d’enfer m’enchantent et me troublent plus que de raison
Cachez au seigneur que dans son antre, près de la Vierge Marie, vit un homme tout de passion
Cachez à qui ne souffre, la beauté faire mâle, ici bas portée à nos vues blessées, cinglant éclair

Priez pour nos doutes, nos désirs, nos envies, nos songes, autant de preuves de nos faiblesses
Priez pour nous, louves abandonnées à ses pieds, chiennes affolées à ses contours, pécheresses
Priez pour éloigner nos erreurs, nos folies autant que pour nos désespérantes sagesses
Priez pour que vienne le temps de la délivrance, sans plus d’offense face à tant de détresse

Dieu, qu’être femme no loin de cet homme prend une amplitude d’un autre ordre
Dieu, qu’être faible est jouissif, qu’être faille est impératif, il a sublimé le désordre
Dieu, qu’être sans force, ne plus lui résister, quel moment intense que celui, où l’on oublie d’être forte
Dieu, qu’être pleine de chaleur, cela alourdit notre sang quotidien, nous dépose presque soumise à sa porte

Se perdre par cet homme, pour cet homme, pour mieux renaître femme
Se couper à sa lame, se blesser à sa flamme, fuir en nous, la noble dame
S’abandonner, oublier toute notion de contrôle, frôler ses admirables échancrures
S’adonner à la luxure, être sa pute de luxe, sa petite ordure, succomber à ses dorures…

Caliente
Illuna


De la musique pour adoucir les moeurs...

Caps délicieuses issues de l'émission "La boite à musique" - france 2 - merci à Vanina
« Plus d’une corde à son arc »,

Pas chasseur de Diane, ni dragueur de pécheresse
Pas tireur à l’arc, ni Robin des Bois, pour âme en détresse
Pas voleur de cœur, arquant sa cible d’un désir indicible
Pas briseur d’illusion, ni fraudeur d’émotion, cependant, tu atteins ta cible

Pas mélomane, ni mélodiste,
Mais bien, preneur d’âme et sudiste

Pas profane, ni soliste,
Mais bien, montreur d’ours simpliste

Pas bigame, ni équilibriste,
Mais bien, charmeur et idéaliste

Pas mélodrame, ni carriériste,
Mais bien, découvreur de nouvelles pistes et bel instrumentiste

Pas vague à l’âme, ni pianiste
Mais bien, ouvreur de portes improbables, talentueux fildefériste

Pas malheureux aux dames, ni humoriste
Mais bien, à ses heures, désarmant cascadeur, héros de la piste

Oh, divin bateleur, taquin jongleur, coquin parleur
Enchante de tes doigts menus et agiles le ventre des mandolines
Pour qu’un bonheur sans nom mais à ton doux visage, emplisse les belles citadines

Oh, somptueux agitateur, délictueux amuseur, fameux tombeur
Parle à nos cœurs avec tes notes dorées, ta musique enchantée
Pour qu’une joie intense nous étouffe, tes mains agiles sur la cithare, arcboutée

Oh, impatient frondeur, impénitent joueur mais jamais pâle imitateur
Ose démontrer longtemps encore l’étendue de ton inénarrable talent, par toi comblée
Pour que jusqu’à la fin de mes temps, tu glisses dans ma vie une mélodie tant dorée, qu’adorée…

Caliente
Illuna




"Chair" de mon coeur, chère à mon bonheur...

Caps issue de l'émission "La boite à musique" - france 2 -


« Lèvres éternelles »


Lèvres éternelles, pulpeuses, goûteuses, aventureuses
Lèvres si belles, délicates et charnelles, plantureuses
Lèvres ritournelles, pour chant coccinelle, nébuleuses
Lèvres vermeil, pures merveilles, sensuelles, fabuleuses
Lèvres étincelles, cœur d’un feu intense, allumeuses
Lèvres gourmandes mais aussi généreuses, dévoreuses
Lèvres magnifiques amantes, offertes et plantureuses
Lèvres brûlantes, envoûtantes, « adoubantes », fiévreuses
Lèvres ensorcelantes, échouées au creux de mes lumineuses

Lèvres, que je ne saurais voir, sans les embrasser
Lèvres, que je ne saurais désirer, sans les toucher
Lèvres, que je ne saurais vouloir, sans les fantasmer…

Lèvres, sang de feu, bon sang, comme je veux les adorer, m’y arrimer, m’y lover
Lèvres, cœur de mon infortune, cendre de lune, petite bulle d’amour pour pauvre libellule
Lèvres, destin carmin à mes nuits noires, folle d’un soudain espoir, étoile à mon crépuscule
Lèvres, tentatrices, séductrices, d’une peau d’ange, d’un creux orange, m’y désaltérer, m’y dorer…


Caliente
Illuna


jeudi 7 août 2008

Parce qu'il ne faut pas toujours croire les femmes... parce que souvent femme varie...

Caps issues de l'émission "La boite à musique - France 2" - beautés de Vanina - merci

« La fin de nous, le commencement d’autre chose… »

Le dernier baiser, si bien chanté a éclaté le front de mes souvenirs
Le dernier espoir, celui que l’on espère même plus, l’ennui à périr
Le dernier regard, rongé de toute la misère du monde, à s’enfuir
Le dernier chagrin, la larme qui asséchera le puits, à te maudire
Le dernier écrit, celui qui referme le livre, comment bien te le dire

Que,

La grande aventure est terminée, l’innocence bien révolue
Le voyage de tes îles à mes cocotiers, la dérive sur tes dorures

Le fantasme, façon Lady Chatterley, usé, une voix s’est tue
L’envie de toi, rongée, spoliée, volée, adieu nobles parures

Le temps de la divine idylle, fini, plus de lèvres bien charnues

Le désir, le plaisir n’ont plus le goût exquis de tes échancrures

Et,

De cela, il n’arrive même plus que je me désespère, la page est bel et bien tournée
De toi, il me restera ton talent, mais me fera-t’il encore chaviré, moi en toi, lovée
De cette immense joie, un simple feu de Bengale, une chimère, un songe, toute éveillée
De l’ivresse, un bon mal de crane, des rêves harmonieux, une simple réalité bien avortée
De ma peine, juste un écho comme une balle en plein cœur, un goût amer, des joues séchées
De mes espérances, de mes « bêtises », bientôt un grand feu de joie, la St-Jean a vécu, libérée

Je suis,

Mais d’une prison dorée, je dois réapprendre à vivre dans un quotidien moins soyeux
Mais de ma douce passion adorée, je dois concevoir qu’il existe un monde moins fiévreux
Mais par toi, mon bel azuré, plus jamais je ne serai comblée, envolée la fleur bleue
Mais par toi, mon bel aimé, plus jamais je ne serai émerveillée, immolée ma part de « je veux »
Mais de toi à moi, souvent femme varie, et donc tout est permis… dans tes rêves…


Et les miens de rêves, n’appartiennent qu’à moi et je n’ai plus envie de les partager avec toi !
Mon cœur a cessé de se gonfler à ton approche, à ta vue, fin des frissons, fin des suçons, fin de l’adoration… quoi que… et c’est là, que l’expression « Souvent femme varie » prend tout son sens, et quel sens, sans dessus, ni dessous, sens interdit, ni avec toi, ni sans toi…

Caliente
Illuna