« Oups, un petit oubli à réparer… »Le « Lâcher prise », principe pseudo-intello très prisé par les psychologues, qui consiste en un fait assez basique, celui d’accepter la défaite, les soucis, les problèmes, les rejets, les pertes, les blessures avec humour (si, si , on se sent beaucoup mieux après avoir accepté qu’on est un nul, incapable de résoudre ses problèmes la tête haute) mais qui pour moi représente davantage selon ma perception (pas une vérité en soi mais la mienne, et j’y tiens), un synonyme ou symbole de « Laisser tomber ».
Bien sûr cette conception n’est que mienne et n’a absolument pas valeur d’école, loin de là mais elle répond parfaitement à mon moi intérieur et à tous mes besoins.
Dans lâcher, il y a lâche… c’est tout dire et cela sans chercher « racine » de midi à quatorze heure.
Dans laisser, il y a une notion d’abandon, une marque d’oubli mais si pour guérir, il faut oublier les laissés pour compte alors, je crains que le confort ne soit un prix trop élevé pour moi, de fait je tiens beaucoup à tous mes souvenirs, bon ou mauvais, ils font de moi, ce que je suis aujourd’hui et je n’y renoncerais pour rien au monde. A quoi bon vivre, si l’on cesse d’être soi-même, juste parce que cela serait confortable pour les autres, argument peu porteur, peu fédérateur au premier abord pour moi. Vivre pour plaire en permanence aux autres est là aussi un sujet qui m’interpelle ce dans la mesure où je pense que pour réellement plaire aux autres, il suffit d’être soi-même. Afin de donner le meilleur aux autres, je dois d’abord être en accord avec moi-même, c’est un minimum.
« Lâcher prise » un sage conseil mais si tout conseil est bon à entendre, tout conseil n’est pas bon à prendre ou à appliquer, il faut se bien connaître pour jauger du conseil et ici, je dis stop, assez de conseil, assez de manipulation, je suis une grande fille et je ferai ce que je dois et s’il y a un prix à payer pour être démesurément restée fidèle à mes préceptes, alors, je le payerai et j’assumerai pleinement, et là enfin sans regret aucun !.
« Lâcher prise », principe de confort pour qui ne souhaite plus qu’on aborde un sujet, qu’on cesse de lui rappeler que ses simples mots ont fait bien des dégâts et pas qu’un peu, alors « écrase » ne reflèterait-il pas mieux l’intention de base, le style en moins ?
« Lâcher prise », drôle d’idée en soi pour qui me connaît bien…
« Lâcher prise », très pratique le conseil habillement jeté au milieu d’une conversation, anobli par une petite explication littéraire mais qui ne change pas le but poursuivi, celui de « ficher la paix » avec de vieux évènements que l’on préférerait oublier, en tout cas, l’une des deux parties, oublier que l’on a à son corps défendant, fait bien du mal, volontaire ou non, la blessure est là. Et je la refermerai quand il me plaira, à mon rythme et suivant mes valeurs.
« Lâcher prise », fidèle ami du temps qui passe et arrange tout, mais quand les objets ou les relations sont cassées, toutes les « colles » du monde, les baumes, les onctions miracles n’y changeront plus rien, juste un conseil (un des miens pour varier les plaisirs), il est parfois heureux d’éviter de faire du mal parce que l’on ne sais jamais ce qui en résultera et à qui on l’a fait et si cette personne a l’éponge facile sur l’ardoise de la vie…
« Lâcher prise », une sacrée idée, une grande idée mais si mal adaptée en regard de moi, de moi si petite, si médiocre et si perdue dans ma douleur… une victime, je me comporte comme une victime, ouh, ça ce n’est pas bien ! Viens-là, pose tes doigts, un petit coup de règle va tout te remettre en place, vilaine « Illuna » qui ne veut pas oublier, pardonner, refermer le tiroir des mauvais souvenirs…
« Illuna », vilaine petite fille qui, depuis qu’on lui a tiré un procédé peu élégant dans le dos, recherche encore et encore les impacts de la balle…
Caliente
Illuna










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