« Ombre sur petit coin de paradis »Une ombre sur son beau sourire
Une terrible envie de s’encourir
Un besoin soudain, de m’enfuir
Une larme, juste pour me trahir
Un mauvais geste, toujours à bannir
Un jour de pluie, l’ennui à en mourir
Un mensonge, qui me fait bien souffrir
Un regard absent, pesant, blessant, à périr
Ne plus y croire, mais n’en rien dire
Ne plus en vouloir, mais continuer, mentir
Qu’est-ce qui est pire ?
L’absence ou la présence qui songe à partir ?
L’offense ou la défense qui blesse, qui use, le maudire ?
Qu’est-ce que son rire ?
Une grimace ou un coin de paradis, bonheur à en rougir ?
Une dédicace ou un parfum subtile dont l’essence est à pâlir ?
Rivage amer et sable fin, s’y dorer
Visage mystère et chair douce, à s’y lover
Corsage d’enfer et divine échancrure, à s’y condamner
Amarrage en mer, fusion sur terre, à ne plus jamais s’y retrouver
Arrimage pour s’envoyer en l’air, succomber, oser, s’y noyer et ne plus jamais remonter…
En arriver à préférer ses tempêtes, ses galères, ses colères à tout autre hémisphère bien plus doux, prospère et solaire… amour impossible… mais amour plus crédible, plus invincible que tout ennui au bras d’un autre.
Caliente
Illuna

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