« La fin de nous, le commencement d’autre chose… »
Le dernier baiser, si bien chanté a éclaté le front de mes souvenirs
Le dernier espoir, celui que l’on espère même plus, l’ennui à périr
Le dernier regard, rongé de toute la misère du monde, à s’enfuir
Le dernier chagrin, la larme qui asséchera le puits, à te maudire
Le dernier écrit, celui qui referme le livre, comment bien te le dire
Que,
La grande aventure est terminée, l’innocence bien révolue
Le voyage de tes îles à mes cocotiers, la dérive sur tes dorures
Le fantasme, façon Lady Chatterley, usé, une voix s’est tue
L’envie de toi, rongée, spoliée, volée, adieu nobles parures
Le temps de la divine idylle, fini, plus de lèvres bien charnues
Le désir, le plaisir n’ont plus le goût exquis de tes échancrures
Et,De cela, il n’arrive même plus que je me désespère, la page est bel et bien tournée
De toi, il me restera ton talent, mais me fera-t’il encore chaviré, moi en toi, lovée
De cette immense joie, un simple feu de Bengale, une chimère, un songe, toute éveillée
De l’ivresse, un bon mal de crane, des rêves harmonieux, une simple réalité bien avortée
De ma peine, juste un écho comme une balle en plein cœur, un goût amer, des joues séchées
De mes espérances, de mes « bêtises », bientôt un grand feu de joie, la St-Jean a vécu, libérée
Je suis,
Mais d’une prison dorée, je dois réapprendre à vivre dans un quotidien moins soyeux
Mais de ma douce passion adorée, je dois concevoir qu’il existe un monde moins fiévreux
Mais par toi, mon bel azuré, plus jamais je ne serai comblée, envolée la fleur bleue
Mais par toi, mon bel aimé, plus jamais je ne serai émerveillée, immolée ma part de « je veux »
Mais de toi à moi, souvent femme varie, et donc tout est permis… dans tes rêves…
Mon cœur a cessé de se gonfler à ton approche, à ta vue, fin des frissons, fin des suçons, fin de l’adoration… quoi que… et c’est là, que l’expression « Souvent femme varie » prend tout son sens, et quel sens, sans dessus, ni dessous, sens interdit, ni avec toi, ni sans toi…
Caliente
Illuna


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