mercredi 13 août 2008

Bien des vents contraires, le long des golfes clairs...

« Les bords de mer » - ma perception comme un écho, mon charnel vécu…

Amant amer, amour à mort, mer escarpée, mère éventrée, cœur solitaire
A mort l’enfer, amer l’amphore, sel acide, pensée sylphide qui désespère

Bleus à l’âme, lames bleues de mer, va-et-vient arbitraire
Bleu de glace, mon sang se lasse, passe la vie par trop lunaire

Ô mare de tes pinces, de tes grincements, à mort l’incendiaire
Ô rage, Ô désespoir de toi, être bien trop maudit pour être solaire

Sillon, sillage, papillon, babillage, mélange de cabotinages, cruels enfers
Si l’on a l’âge de nos carnages, berçons nos naufrages sur fin fil de fer

Brisons la glace et osons parmi les embruns et les alluvions, éroder la confusion
Comme d’autres surnagent du plus profond de leur intense et démente passion

Bord amer, bout d’enfer, là déposé, lové à l’aube de ton regard révolver…

Caliente
Illuna

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