Ce tableau s'appelle "Réflexions" - on ne peut mieux trouver pour illustrer ce qui suit...
« Lâcher prise », laissez-moi rire ! »
Et non, je ne cultive pas ce jardin-là
Moi, je suis de tous les combats
Jamais, je ne me dérobe,
Je finis toujours par faire face
Moi, je tire ma force de tous les tracas
Des ennuis, je ressors plus forte,
Je peux ainsi continuer à trouver ma place
Moi, je me trompe mais je suis toujours là
Si j’avais baissé les bras, je serais morte
Je le sais, l’étreinte de la mort est de glace
Moi, je ne suis qu’imperfection et embarras
Mais je vis intensément l’opprobre
Je lui résiste, je la suis résolue jusqu’à la trace
Moi, j’existe au-delà des murs, par delà
Le voile de mes illusions est une porte
Que je recule sans cesse afin d’embellir ma trace
Moi, j’avoue que renoncer, cesser sont là
Des mots peu usités dans mes veines, mon aorte
Ils salissent ma gourmandise de la vie, de l’espace
Et, celle que je suis, ce « Moi », si vilain à l’épistolaire
Cette Sylvie un peu trop fière, cette « Illuna » incendiaire
Je ne le dois qu’à l’amour des miens dont je suis tributaire
Et je n’octroie à personne le droit de m’en déposséder, par un choix arbitraire…
Quand j’ai failli perdre la vie, à plusieurs reprises, je n’ai pas renoncé malgré les vents contraires
Quand on ne me donnait pas plus de chance qu’à une petite misère, je ne me suis pas laissé faire
Quand j’ai perdu l’être aimé et mon enfant, je suis restée plus que jamais forte, à la fois sereine, révoltée et volontaire
Quand j’ai perdu mon travail adoré, je me suis découverte plus que jamais passionaria et révolutionnaire
Quand j’ai perdu mes chers ancêtres, j’ai marché dans la nuit et leur amour m’a servi de repaire
Quand j’ai perdu un ami, je l’ai beaucoup pleuré, puis j’ai souri à la vie, fière, par delà les larmes dans ma chair
Quand je perdrai mon teckel bien aimé, ma petite Virgule… non, je ne lâcherai pas prise !
Quand je perdrai mon amie, ma fidèle, maman… pour elle, plus que jamais je serai en devoir d’écrire la plus belle de toutes mes bêtises !
Et quant à me taire face aux injustices, toutes, des plus grandes au plus inutiles, à celle qui sait que je lui parle, je lui réponds…dans tes rêves…
Le seul endroit où je lâche prise, c’est au lit, lorsque les effluves de l’amour m’emmènent vers Cythère, je m’abandonne quelques heures durant à la fièvre d’amours charnelles, défendues, de celles qui vous lavent de toutes les blessures et qui vous font croire pendant d’infimes secondes que vous êtes éternelle, une nouvelle Eve…
Mais je comprends que certains puissent trouver confortable et bienvenu de « Lâcher prise » sauf que si je lâchais prise, je ne serais plus moi, petite louve indomptée, infernale gamine, « Illuna » de tous les combats. Si je lâchais prise, ce serait bien plus confortable pour moi parfois en si mauvaise santé, de ne pas aider les plus faibles, les plus démunis, ceux qui ont si peu que l’état de leur santé est la dernière leur préoccupation. Il est donc bien vrai que « Lâcher prise » doit être un choix bien agréable et si rassurant mais il n’est pas de mes choix, ni de mes combats !
« Lâcher prise », non merci, pas pour moi, pas dans cette vie !
Et donc, si « Lâcher prise » est une option plus sereine, plus zen alors, j’en connaîtrai les bienfaits dans l’au-delà, sur mon petite nuage, la tête dans les étoiles, j’aurai enfin lâché du lest…quoi que…il me plairait assez de tenter le diable…
Caliente
Illuna