« Petit Garçon qui brille de sa si charmante façon !»Petit garçon, petit fripon
Petit garçon, petit frisson
Te voilà donc de retour, doux rêveur
Te voilà donc de retour, éternel moqueur
Te voilà donc au détour, de nos pauvres cœurs
Te voilà donc aux alentours, émouvant charmeur
Contre toi, tout contre toi, que pouvons-nous afin de survivre ?
Contre la bête qui souvent fait la belle, qu’encore pouvoir dire ?
Petit garçon, petit fanfaron
Petit garçon, petit et coquin luron
Comment encore vivre après de tels moments d’éternité ?
Comment encore s’inscrire dans le réel après tant d’inespéré ?
Tu nous offres des clefs d’infortune à tes ciels de lune
Tu nous dédies tes regards en arc de dune et nous ne faisons plus qu’une
Petit garçon, si « savourable » contradiction
Petit garçon, un comble, mais si redoutable pâmoison
Petit garçon, palpable séduction et inavouable conclusion…
Tu charges l’air d’indéfinissables particules d’addiction
Tu nous fais dériver « chiennes et infidèles » vers d’intenses bénédictions
Petit garçon, la plus inestimable des perditions, nous finirons toutes dorées à tes divines admonestations…
Petit garçon, pas une fois, nous ne pourrons t’avoir adoré sans finir sublimées, comblées mais surtout énamourées au seuil de tes dévorantes circonvolutions…
Petit garçon, plus mâle dans tes volutes enfantines
Petit garçon, plus mâle dans tes rebutes galantines
Que bien des hommes, par trop drapé dans leurs masculines « hormones »…
Quand ils sont « bestiaux », tu es petit taureau
Quant ils sont « troupeaux », tu es délicat arceau
Quand ils sont « beaux », tu es si fragile oripeau
Quand ils sont « animaux », tu es câline épée en son doux fourreau
Quand ils sont « noyaux », tu es flamme en l’anneau, jeune et fougueux, et enfin si beau
Petit garçon, plus attractif dans tes émouvantes faiblesses que dans tes innombrables et inénarrables perfections
Petit garçon, puisse le temps ne pas trop vite te changer, te spolier, puisse la vie ne pas trop rapidement t’abimer, te brimer, puisse tout au contraire l’expérience t’adorer et l’âge te sublimer… on peut toujours espérer, rêver…
Petit garçon, tu es si adorable « question » face à nos élucubrations, nos divagations et nos délectations, qu’il n’est nul besoin de réponse sous peine d’incroyables et ingérables sentiments de frustration.
Petit garçon, n’as-tu pas honte, par ta faute, j’en suis à me dire que cela ne doit pas être si mal, une vie à califourchon et d’un coup, j’ai bien peur que ma libido ait pris le pas sur mes féministes convictions.
Petit garçon, à bien y réfléchir, là pour le compte, c’est moi qui ait honte, qui suis rouge de confusion, perdue au milieu de ta source inépuisable de perdition… quoi que, il s’agit peut-être là de chemins encore inconnus au niveau de la rédemption !
Petit garçon, tu m’ouvres bien des horizons, sont-ils azuréens, lointains ? Nul ne sait, ce qui est finalement si divin, si câlin, si enfantin…
Caliente
Illuna