« Teckel, ma plus belle nature, ma plus poignante verdure, ma plus émouvante aventure… »
« Que bien verte, soit notre vallée, notre douce contrée… »
Que mil ans encore, à tes côtés, la vie pleine de ton amour, encore et toujours, perdure…
Qu’une éternité nous comble d’un amour si fragile, que le temps assassin est ordure
Qu’une vie entière, ne pourra nous rassasier l’un de l’autre, le bateau avec la mer, l’oiseau dans les airs, l’arbre avec la terre, Illuna et sa belle et chaude fourrure…
La main verte, que ne donnerais-je pour en jouir ?
La main verte, non de rage mais d’un friand espoir
La main verte, pour lui fleurir le béton sous ses pas
La main verte, quels conseils pour s’en bien servir ?
La main verte, pleine d’envie, la vie jaillissant du noir
La main verte, pour lui offrir la campagne à tout va !
La main verte, bénie des Dieux, de rien partir…
La main verte, sereine, semant à tout vent un doux terroir
La main verte, pour lui cueillir les semences et non le glas !
La main verte, sentir naître sous ses doigts, voir grandir
La main verte, experte, sûre de ses gestes, de son bon vouloir
La main verte, pour lui obtenir en ville, de l’herbe à son ventre bas
La main verte, pour atrophier l’air pollué, pour effacer, pour lui dire
La main vert, pour lui dire : « Je t’aime » à l’aide d’un autre savoir
La main verte, pour de bonheur, voir luire, sa belle truffe, dont je suis « baba »
Qui n’a jamais promené dans la ville encore endormie, son bébé chien ?
Qui n’a jamais goutté aux premières lueurs de l’aurore avec quelqu’un de bien ?
Qui n’a jamais respiré de bonheur aux petites heures avec un esprit « teckelien » ?
Qui n’a jamais ourdi une douce fontaine dans le lointain, nous berçant d’un rien ?
Qui n’a jamais foulé l’herbe humide avec ses pieds et la regretter au retour en ville, hein ?
Qui n’a jamais regardé son tout petit vaurien plein d’espièglerie à la découverte d’une simple touffe d’herbe, un bout symbolique de prairie, comme un coin de paradis, comme Illuna et son petit bandit, heureux alunissons, ne souhaitant rien d’autre que d’encore et encore vivre d’autres idylliques matins ?
Qui ? Si ce n’est celui qui croit stupidement que l’herbe est plus verte ailleurs ?
Qui ? Si ce n’est celui qui croit que la nature offre gratuitement ses splendeurs ?
Qui ? Si ce n’est celui qui ignore qu’il n’est plus grand bonheur, que d’être aimé encore bien plus que l’on aime, car d’un regard, lui, il me dit de sa plus belle humeur : « Maman, ma douce : ne t’en fais pas, s’il n’y a pas de verdure sur mon passage parce qu’à tes côtés, il fait toujours soleil en mon cœur !
Caliente
Illuna





